Pourquoi le Qi gong ?

« Le Qi gong est un art énergétique interne, technique millénaire pratiquée par des millions  d’adeptes d’origines diverses, aussi bien du point de vue social, que culturel, religieux, martial, médical. Le Qi gong est intimement lié à  la médecine traditionnelle chinoise aux côtés de l’acupuncture, de la pharmacopée, de la diététique et des massages. » 

Ses bienfaits :

Par son approche holistique du mouvement, ses qualités psychocorporelles, le Qi Gong offre une pratique bénéfique pour les personnes de tout âge. Pratiquer régulièrement et avec persévérance, la pratique du Qi gong permet de fortifier le corps, d’améliorer la santé et de procurer vitalité et longévité.

Sa pratique : 

Le Qi gong se pratique principalement debout, mais il existe des exercices en position assise, voire couchée pour les personnes  très faibles ou qui ont des problèmes de mobilité.
Des mouvements simples et fluides procurent une conscience plus fine du corps et favorisent la circulation de l’énergie vitale dans le corps (Qi)
La réalisation de plusieurs séries de mouvements offre au pratiquant un entrainement lui permettant de  se concentrer à la fois sur la posture, le souffle et l’esprit (Shen)
Les arts corporels trouveront dans ces entrainements les  éléments fondamentaux de leur travail : l’enracinement, la respiration,  le respect des axes du corps dans les déplacements, la fluidité de la gestuelle, une conscience fine du fonctionnement corporel.

L'histoire du Qi gong

L’origine du Qi gong  moderne remonterait à l’Age de pierre, soit entre 10 000 et 4000 ans avant JC. Son origine chamanique est en effet avérée. On retrouve sa trace, sans qu’il soit nommé, sur de nombreuses œuvres anciennes : vases tripodes datant de plus de 3000  ans (dynastie Zhou), le pendentif de jade, visible au musée du Palais Beijing à Pékin, qui est datée de 380 avant JC et qui détient des inscriptions indiquant comment diriger le Qi, l’ouvrage Tao Te King de Lao Tseu, vivant pendant la période dite « Printemps et Automne » (770-476 avant JC), décrit également des exercices respiratoires, … 

En 1973, ont été découvertes des tombes  de la dynastie Han  (-208 à 8 après JC) dans la province de Hunan qui contenaient des centaines de rouleaux de soie et de  bambou. Parmi ceux traitant de la médecine chinoise, l’un détient deux chapitres traitant du Qi gong et l’autre est un atlas de 44 dessins en couleur montrant divers mouvements avec une légende sous chacun.

Il est révélateur de noter que parmi de nombreuses formes de Qi gong parvenues jusqu’à nos jours, beaucoup présentent des mouvements dynamiques qui se caractérisent par la grâce et des gestes doux, comme la danse.

La lecture de ces textes et documents antiques nous révèle que le Qi gong fut développé comme méthode de lutte contre les facteurs pathogènes externes, les « mauvais esprits » et contre les maladies. Le plus ancien ouvrage de la médecine chinoise, nommé « Huang Di Nei Jing » et considéré comme la bible de l’acupuncture, qui a été écrit pendant la période des Royaumes Combattants ( 475-221 avant JC), considère le Qi gong (Daoyin) comme un moyen important pour traiter certaines maladies et protéger la santé et il aborde la respiration, comme un élément essentiel dans sa pratique. 

Après JC, même si on trouve déjà l’utilisation du mot Qi gong sous la dynastie Tang (618-907 après JC), ce n’est que très récemment (milieu du 20ème siècle) que l’usage  du mot Qi gong se généralise pour désigner toutes les techniques corporelles de santé, anciennes et modernes, qui sont enseignées de nos jours par les différentes écoles. 

Le Qi gong actuel est donc le fruit de la pratique de millions de pratiquants depuis 2500 ans d’origines diverses, aussi bien du point de vue social, que culturel, religieux, martial, médical : le chamanisme, les exercices de daoyin créés par les médecins historiques, les lettrés et les nobles ; les apports du yangsheng antique (hygiène de vie), du neidan (l’alchimie interne taoïste à partir du 10ème siècle), des arts martiaux, des religieux, des emprunts venant de l’Inde et des apports du bouddhisme… Les derniers apports sont ceux du 20ème siècle, liés aux politiques menées par les gouvernements chinois successifs.

Le Qi gong est donc une pratique très vivante et évolutive sans cesse renouvelée, si bien que l’on recense aujourd’hui plusieurs milliers de techniques et de nombreuses variantes pour une même série.  

(*) : Cf. l’article « Brève histoire du Qi gong » sur le Site web de l’Ecole du Centre Tao www.ecoleducentretao.com